« Le Journal des Roses »

Une jeune femme en perdition rencontre un personnage étrange, une sorte de clochard céleste qui semble en connaître beaucoup sur elle. Il parvient à établir le dialogue et lui propose de rencontrer une rose, une véritable rose, simple et unique à la fois. De cette rencontre naîtra la métamorphose de la jeune femme qui passera de la plus sombre attitude à la plus lumineuse existence.

 

Sur son chemin, bien d'autres personnages comme autant de pétales de roses viendront chapitrer ce théâtre plein de drôleries, d'étranges correspondances et de poésie...

 

La mise en scène

Signée par la comédienne et l’auteur, la mise en scène fait la part belle à la simplicité, un décor d’accessoires qui impose cependant son aspect essentiel : la justesse profonde, le théâtre du dedans, le mouvement certes, parfois subtil, parfois outrancier mais toujours né d’un élan intime.

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Le théâtre des origines par Bernard Namura

« Ce théâtre des origines, nous dit Bernard Namura, est un théâtre plus humble qu’il y paraît. C’est un théâtre qui ne sait pas véritablement où il prend source mais il n’hésite pas à aller, en chaque scène, en chaque personnage, en chaque pièce, le plus loin possible et parfois même au-delà. Sans doute commence-t-il bien avant lui-même, avant la première étincelle de l’inspiration, avant l’initiale image, avant même les premiers mots jetés sur la feuille. La saison dernière, lors d’une escale poétique, nous n’avions pas hésité, avec la compagnie Un Autre Regard, à évoquer la quête artistique qui donne tout son sens à la poésie comme au théâtre des origines. C’était « La Rose du Cap-Horn ». Cet extrait évoque à la fois l’aventure de la traversée parfois périlleuse et l’extrême délicatesse de la fleur qui parfois aussi nous y attend :

Et nous allâmes ensemble armés de vent et de répliques

Sur notre voilier costumé de labeur et de scène mystique

Accomplir par les mers chaudes et les vagues d’éther

Ce tour du monde fou passant par les étoiles amères

Franchissant chaque instant un instant de bravoure

Les dieux eux-mêmes penchés dans le théâtre d’amour

Nous approchant sans cesse de la Rose du Cap Horn

Nous les cap-horniers des réalités sans borne

Ici de sombres mots et là des mots tout blancs

Dans le creux de nos mains nous inventions souvent

L’or qui ne mène à rien le rien qui mène à l’or

Et le jeu qui nous consumait nous ressuscitait encore

Et comme délicatement nous la cueillîmes un jour là-bas enfin

La Rose du Cap-Horn qui même flétrie fleurit et fleurit sans fin... » 

 

Et l’auteur de conclure : « Sans doute émergeait déjà l’idée de ce journal des Roses et d’une pièce évoquant l’origine des rencontres qui peuvent, du jour au lendemain, bouleverser nos vies. Certes, le mystère reste entier mais à bien y regarder, il nous est possible d’en connaître un des édifiants secrets. »

 

 

« En cette période tourmentée, la quête de sens intervient à tous les niveaux, du moindre petit geste ou effort accompli à la recherche d’une harmonie mondiale remettant en cause bien des ordres établis. Aucun de nous n’échappe à ce face-à-face avec lui-même, se confrontant à ses zones les plus sombres, de manière consciente ou non, invitant alors l’âme à se manifester dans toute sa splendeur. Cette âme, incitant chacun à choisir de porter toujours le fardeau du passé, à y rester enchaîné, ou bien de transcender la douleur originelle pour s’élever vers la voie de son épanouissement. Alors, au milieu des cendres, peut renaître la plus belle lumière qui soit et éclore la rose la plus pure. »

Laon, le 10 juillet 2019

Lucie Geloën.


 

 

 

 

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